COVIAM : Les Pères Lazaristes en Conférence à Kinshasa pour aider les pauvres
20 avril 2018
CECOS - CENCO (66 articles)
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COVIAM : Les Pères Lazaristes en Conférence à Kinshasa pour aider les pauvres

La Congrégation de la Mission, Pères Lazaristes Province du Congo  et de la Belgique accueille la Conférence des Visiteurs d’Afrique et de Madagascar, COVIAM, à Kinshasa du 18 au 21  Avril 2018. Une session annuelle des supérieurs provinciaux consacrée à l’évaluation des activités conformément au charisme de cette congrégation qu’est évangéliser les pauvres, et au partage d’expériences en vue d’accomplir efficacement cette mission particulière en Afrique et à Madagascar. A cette occasion, nous avons eu un entretien avec le Père Bernardin Yoka, Supérieur Provincial des Pères Lazaristes de la province du Congo et de la Belgique.

Père Bernardin Yoka (B.Y),  quel est l’objectif de cette conférence annuelle qui se tient aujourd’hui en RDC ?

B.Y : L’objectif, c’est que nous voulons dans notre continent voir comment nous pouvons réaliser notre charisme de Saint Vincent de Paul qui consiste à évangéliser les pauvres, nous occuper des pauvres et les servir. Nous sommes réunis ici pour étudier comment nous pouvons collaborer ensemble, renforcer notre unité et voir comment précisément nous pouvons rendre possible notre charisme en Afrique. Vous le savez, dans nos différents pays, le taux de pauvreté va toujours grandissant et nous sommes appelés à apporter des solutions à ces différentes pauvretés que nous rencontrons en Afrique. Alors, nous échangeons des idées et partageons en apprenant ce qui se fait ailleurs pour que ce charisme soit réalisé chez nous en Afrique. »

En quoi consiste votre contribution ?

B.Y : La pauvreté en Afrique est multiforme et multidimensionnelle, il y a la pauvreté intellectuelle et je pense que c’est ce qui est même à la base de tout. Et nous sommes appelés à y trouver solution. Dans notre contribution, nous œuvrons pour l’éducation, dans les écoles, former les jeunes parce qu’à notre avis, l’éducation c’est vraiment la base du développement. Et partout où nous sommes, nous œuvrons pour l’éducation.

Il y a la pauvreté matérielle, nous sommes constitués, nous travaillons dans des paroisses et nous voyons la misère de la population. Nous contribuons d’une manière ou d’une autre, par exemple à l’intérieur du pays, car notre spécialité c’est d’aller plus loin, là où la route n’est pas praticable et nous missionnaires, nous y sommes avec des cantines,  on aide la population qui ne peut pas aller par exemple dans de grandes villes s’acheter de quoi vivre ; même dans les coins les plus reculés nous avons des centres de santé où la population peut venir et avoir un traitement. Voilà notre manière de faire les choses. Et il n’y a pas seulement ce côté-là, nous nous attelons aussi au niveau de l’éducation. Cette année,  nous parlons beaucoup de la formation. Nous avons constitué un théologat commun qui se trouve à Enugu au Nigéria pour former nos étudiants ensemble dans un esprit de Saint Vincent de Paul  afin qu’ils sachent vivre demain ce charisme, comment aider les pauvres. C’est un grand projet que nous avons pour notre formation commune.

Où se situe la différence entre vous, Pères Lazaristes et les autres congrégations ?

B.Y : Les autres congrégations ont leurs charismes. En ce qui nous concerne, notre charisme c’est l’évangélisation des pauvres. Non seulement l’évangélisation des pauvres, mais aussi aider les pauvres matériellement, spirituellement et ça, c’est notre option fondamentale. Il est vrai que dans l’Église on s’occupe généralement des pauvres mais notre vie c’est aider les pauvres, c’est évangéliser les pauvres, les aider à sortir de la situation de misère, par exemple les jeunes désœuvrés, les regrouper et leur apprendre un métier pour leur avenir. C’est de cette façon que nous identifions les types de pauvreté pour y apporter solution. Aussi, notre charisme s’étend-il à la formation du clergé, des prêtres diocésains pour qu’ils deviennent de bons prêtres car Saint Vincent de Paul dit que lorsqu’on reçoit une mauvaise formation, on devient ennemi de l’Eglise. C’est ainsi que nous nous engageons dans la formation pour avoir de bons prêtres pour l’Eglise et pour la société.

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