L’abbé Célestin Ngango libéré après son enlèvement le dimanche de Pâques
6 avril 2018
CECOS - CENCO (80 articles)
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L’abbé Célestin Ngango libéré après son enlèvement le dimanche de Pâques

Le prêtre du diocèse de Goma a été libéré ce jeudi 05 avril 2018 par ses ravisseurs. L’abbé Célestin Ngango enlevé le dimanche de Pâques, 01 avril 2018, a retrouvé les siens quatre jours après le rapt dont il a été victime de la part des hommes non identifés armés à Rutshuru dans la province du Nord-Kivu.

À en croire le chargé de communication du diocèse de Goma, le prêtre relâché n’a pas été maltraité et se trouve visiblement en bonne santé. Toutefois, il pourra être soumis à un test médical pour en avoir le cœur net, a-t-il indiqué sans préciser les circonstances de sa libération.

D’après Monseigneur Théophile Kaboy Ruboneka, évêque de Goma, le dimanche 1er avril, la voiture du père Célestin Ngango, curé de la paroisse Saint-Paul de Karambi, a été interceptée par des individus armés. Ils ont demandé au chauffeur de repartir avec la voiture et ont obligé le prêtre à les suivre dans la brousse. Et grâce au téléphone portable de l’abbé Ngango, expliquait le prélat, ils sont entrés en contact avec les prêtres de la paroisse Saint-Paul de Karambi pour exiger une rançon de 500 000 dollars. Après le kidnapping, les paroissiens s’étaient fortement mobilisés et sont allés dans la brousse tenter en vain de retrouver leur curé.

Le 03 avril dernier, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, CENCO, a condamné l’enlèvement de l’abbé Célestin Ngango et exigé sa remise en liberté immédiate. « Elle (la CENCO) rappelle que les prêtres sont des personnes consacrées à Dieu pour être au service des autres. Les empêcher de travailler c’est priver à beaucoup de nos compatriotes de nombreux bienfaits », a souligné le communiqué de la CENCO.

En outre, la CENCO a rappelé que depuis les enlèvements des Pères assomptionnistes Jean-Pierre NDULANI, Edmond KISUGHI et Anselme WASUKUNDI, le 19 octobre 2012 dans le territoire de Beni, ainsi que des Abbés Jean-Pierre AKILIMALI et Charles KIPASA, le 17 juillet 2017, elle n’a aucune nouvelle d’eux jusqu’à ce jour.

L’épiscopat congolais demande aux autorités compétentes de prendre leur responsabilité en mains en assurant la protection des citoyens et de leurs biens dans tout le pays, particulièrement dans le Nord et le Sud-Kivu, ainsi que dans l’Ituri. « Le Nord-Kivu est une zone où les enlèvements sont fréquents », a relevé l’évêque de GomaPour Mgr Théophile Kaboy Ruboneka se confiant à La Croix Africa,  « on n’enlève pas seulement des prêtres, on enlève aussi des enfants, des hommes et des femmes en échange de rançons. Il y a quelques mois, un prêtre a été enlevé puis relâché au bout de quatre jours après versement d’une rançon par sa congrégation. Vers la fin d’année 2017, il y avait une recrudescence de ce phénomène qui était devenu assez lucratif pour ces personnes armées », a conclu le pasteur de Goma.

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