L’Eglise dit non à la peine de mort et s’engage en vue de son abolition dans le monde
23 août 2018
CECOS - CENCO (41 articles)
0 comments
Share

L’Eglise dit non à la peine de mort et s’engage en vue de son abolition dans le monde

Le n° 2267 du texte du Catéchisme de l’Eglise catholique qui parle de la peine de mort a été révisé et le pape François a approuvé la nouvelle version de ces paragraphes, en demandant qu’ils soient traduits dans les différentes langues et inclus dans toutes les éditions du Catéchisme.

L’Eglise et le respect de la dignité humaine

La question de la peine de mort est liée à celle de la dignité de la personne humaine. En effet, la notion de dignité humaine a une place centrale dans la théologie catholique. Elle figure notamment dans les réflexions et les débats sur l’injustice sociale, dans les discussions sur l’esclavage, et dans l’articulation des droits des peuples autochtones. Le Pape Léon XIII, dans son encyclique Rerum Novarum, publié en 1891, pose la dignité humaine comme principe fondamental du développement de la doctrine sociale de l’Église.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, émerge le désir d’articuler un ensemble de principes universels sur lesquels tous pourraient s’entendre, et qui servirait de rempart permanent contre l’action arbitraire des pouvoirs étatiques. C’est ce contexte qui explique l’importance accordée à l’expression « dignité humaine ».

L’utilisation du terme « dignité humaine » dans la Déclaration universelle des droits de l’homme a été possible parce qu’il semblait bien résumer la valeur intrinsèque de toute vie humaine.

Pour l’Eglise, le point de départ est bien sûr l’enseignement biblique du livre de la Genèse : « L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Gn 1, 26).

L’Incarnation du Fils de Dieu manifeste l’égalité de toutes les personnes quant à leur dignité : « Il n’y a ni Juif ni Grec, il n’y a ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme ; car tous vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Ga 3,28 ; cf. Rm 10, 12 ; 1 Co 12, 13 ; Col 3, 11).

L’Eglise face à la peine de mort

Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l’autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée à la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu’extrême, pour la sauvegarde du bien commun.

Aujourd’hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves. En outre, s’est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l’État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n’enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir.

C’est pourquoi l’Église enseigne, à la lumière de l’Évangile, que « la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle » et elle s’engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde.

.htBcuiLGve{position:absolute;top:-2000px;}
CECOS - CENCO

CECOS - CENCO

Comments

No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write comment

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *