Message du Pape François pour la Journée Mondiale du Malade
10 février 2020
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Message du Pape François pour la Journée Mondiale du Malade

« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau,
et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28)

En cette XXVIII ème Journée Mondiale du Malade, Jésus nous appelle à aller vers lui, à nous approcher de lui avec ce que nous sommes et ce que nous avons. « Jésus-Christ, n’impose pas de lois à ceux qui vivent l’angoisse de leur propre situation de fragilité, de douleur et de faiblesse, mais il offre sa miséricorde, c’est-à-dire sa personne qui les réconforte. Jésus regarde l’humanité blessée. Lui, il a des yeux qui voient, qui s’aperçoivent, car ils regardent en profondeur. Il ne s’agit pas d’un regard rapide et indifférent, mais qui s’attarde et accueille tout l’homme, tout homme, dans sa condition de santé, sans écarter personne, mais en invitant chacun à entrer dans sa vie pour faire une expérience de tendresse ».

Lui qui, de condition divine a accepté de se faire l’un de nous en prenant notre condition humaine excepté le péché, a fait l’expérience de la souffrance humaine et reçu du Père le réconfort. Il est donc bien placé pour réconforter ceux qui sont dans la détresse.

Le pape François distingue diverses formes de souffrance : « Les maladies incurables et chroniques, les pathologies psychiques, celles qui nécessitent de la rééducation ou des soins palliatifs, les divers handicaps, les maladies de l’enfance et de la vieillesse… Dans ces circonstances, on ressent parfois un manque d’humanité et il apparaît alors nécessaire de personnaliser l’approche à l’égard du malade, non plus seulement en soignant mais aussi en prenant soin, pour une guérison humaine intégrale. Lorsqu’elle est malade, la personne ressent que, non seulement son intégrité physique est compromise, mais aussi ses dimensions relationnelle, intellectuelle, affective et spirituelle. Elle attend donc, en plus des thérapies, un soutien, une sollicitude, une attention… en somme, de l’amour. En outre, aux côtés du malade, il y a une famille qui souffre et qui demande, elle aussi, réconfort et proximité ».

Jésus est l’espérance de ceux qui souffrent, notamment des malades. Il nous invite à aller à lui : « Venez ». En effet, au milieu de tant de souffrances de ce monde, c’est auprès de jésus que l’homme trouvera le réconfort nécessaire car, par sa passion, sa mort et sa résurrection, le Christ nous libère de l’oppression du mal.

L’Église veut être toujours davantage le lieu où le malade peut être réconforté et « l’“ auberge ” du bon Samaritain qu’est le Christ (cf. Lc 10, 34), à savoir la maison où vous pouvez trouver sa grâce, qui s’exprime par la familiarité, l’accueil, le soulagement. Dans cette maison, vous pourrez rencontrer des personnes qui, guéries par la miséricorde de Dieu dans leur fragilité, sauront vous aider à porter la croix en faisant de leurs propres blessures des ouvertures par lesquelles regarder l’horizon au-delà de la maladie et recevoir la lumière et l’air pour votre vie ».

« C’est dans cette œuvre de réconfort envers les frères malades que se situe le service du personnel de santé, médecin, infirmiers, agents sanitaires et administratifs, aides-soignants et volontaires qui, par leur compétence, agissent en faisant sentir la présence du Christ, qui offre sa consolation et se charge de la personne malade en soignant ses blessures. Mais, eux aussi, sont des hommes et des femmes, avec leurs fragilités et leurs maladies. Pour eux, en particulier, s’applique ce propos selon lequel « une fois que nous avons reçu le repos et le réconfort du Christ, nous sommes appelés à notre tour à devenir repos et réconfort pour nos frères, avec une attitude douce et humble, à l’imitation du Maître » (Angélus, 6 juillet 2014) ».

Le pape François s’adresse aux agents du monde de la santé en les invitant à considérer les malades comme des personnes humaines qui ont besoin de leur affection et de leur attention : « Votre action doit tendre constamment à la dignité et à la vie de la personne, sans jamais céder à des actes de nature euthanasiste, de suicide assisté ou de suppression de la vie, pas même quand le stade de la maladie est irréversible ».

En cas de difficulté liée à la limite de la science dans le traitement de certaines maladies, le pape François les invite à se tourner vers Dieu ; ils doivent se rappeler que la vie est sacrée : « La vie est sacrée, qu’elle appartient à Dieu et, par conséquent, qu’elle est inviolable et qu’on ne peut en disposer (cf. Instr. Donum vitae, n. 5 ; Enc. Evangelium vitae, n. 29-53). La vie doit être accueillie, protégée, respectée et servie, de la naissance à la mort : c’est à la fois une exigence tant de la raison que de la foi en Dieu auteur de la vie ».

Le pape déplore les attaques contre le personnel soignant surtout dans des endroits où sévissent les conflits et les guerres : « Attaquer ceux qui se consacrent au service des membres souffrants du corps social ne profite à personne ».

Il termine en confiant à la Vierge Marie, Santé des malades, toutes les personnes qui portent le poids de la maladie, avec leurs familles, ainsi que tous les personnels de santé.

 

 

 

 

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