POSITION DU CALCC SUR LE STATUT DES ANCIENS CHEFS D’ETAT
20 juin 2018
CECOS - CENCO (131 articles)
0 comments
Share

POSITION DU CALCC SUR LE STATUT DES ANCIENS CHEFS D’ETAT

Le CALCC aux députés et sénateurs

« Le débat sur le statut des anciens chefs d’Etat doit être l’occasion de parler pardon et réconciliation nationale au Parlement »

  1. Le Conseil de l’Apostolat des Laïcs Catholiques du Congo se réjouit de la décision du chef de l’Etat de laisser le Parlement traiter la loi sur le statut des anciens chefs d’Etat, quoique cette manière de faire montre que le Parlement est aux ordres du Président de la République.
  2. Cette loi étant d’une extrême importance pour la vie du pays, le CALCC tient à apporter sa contribution, en le faisant savoir publiquement.
  3. La définition du statut des anciens chefs d’Etat a été une des sources des problèmes que connaît notre pays. En effet, c’est pour n’avoir pas su traiter cette question avec sagesse que les acteurs politiques des années 1990 avaient ouvert la voie à la guerre dont nous n’arrivons pas à sortir. Pourtant, du haut de son siège de Président de la Conférence nationale souveraine, l’actuel Cardinal Monsengwo montrait bien la voie à suivre en appelant les décideurs politiques à la repentance pour le pardon en vue de la réconciliation nationale. Plus de 25 ans plus tard, nous sommes de retour sur ce point mais avec un pays ensanglanté, un peuple humilié et désespéré.
  4. L’heure est venue de dire la vérité au peuple.
  5. Devant Dieu et devant l’Histoire, pour le peuple qui souffre, le CALCC prend ses responsabilités pour dire clairement que pour assurer la paix dans notre pays, il faut « signer en bonne et due forme un acte de renoncement à la vengeance et aux poursuites de tous genres à l’endroit du chef de l’Etat et de tous ceux qui lui sont chers » – les membres de sa famille, ses proches collaborateurs et ses parrains-. Cet acte doit marquer pour le Président de la République la fin de la période où il tient la Nation en haleine et qui dure depuis 3 ans. Il doit aussi s’étendre aux autres acteurs de la vie sociale et politique comme acte de repentance et de pardon qui décrispera le climat politique. Il marquera la ligne de séparation entre deux régimes, deux systèmes de gouvernement de la Nation : l’ancien dominé par les antivaleurs comme le mensonge, la ruse, la corruption, le vol, la haine et la violence et, le nouveau qui doit être fondé sur la vérité, la justice, l’amour du prochain et la crainte de Dieu.
  6. Si le Parlement traite cette question sur le statut du chef de l’Etat en dehors de ce schéma, la loi qui sera votée ne portera pas les fruits attendus. Il peut même entrainer plus de problèmes à la Nation qu’on pense en résoudre.
  7. Oyo azali na matoyi ya koyoka, ayoka !

 

CECOS - CENCO

CECOS - CENCO

Comments

No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write comment

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person. Required fields marked as *