Profession perpétuelle. Mgr José Moko aux Filles de Saint Paul : « Attachez-vous au Seigneur ! »
19 juin 2018
CECOS - CENCO (86 articles)
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Profession perpétuelle. Mgr José Moko aux Filles de Saint Paul : « Attachez-vous au Seigneur ! »

L’évêque d’Idiofa, Monseigneur José Moko, a célébré dimanche 17 juin 2018 la messe de profession perpétuelle des vœux de deux sœurs dans la congrégation de « Filles de Saint Paul »,  au sanctuaire Notre Dame des Écoliers de Fatima à Kinshasa. Il s’agit en l’occurrence des sœurs : Catherine NTANDA MUNGONGO Kafuti et Patricia MADZA Alida. En outre, l’évêque président de la Commission Épiscopale des Communications Sociales de la CENCO a relevé que « ces vœux perpétuels des sœurs coïncident avec la Journée Mondiale de la Communication avec un message percutant venant du Seigneur lui-même : « La vérité vous rendra libre » jean 8, 32. « Fausses nouvelles et Journalisme de Paix ». Le prélat a invité le peuple de Dieu à prier pour que les moyens des Communications Sociales favorisent la communication humaine et le vivre ensemble en communion.

Extrait de l’homélie de Mgr José Moko à l’occasion de la profession perpétuelle dans la Congrégation de Filles de Saint Paul.

Patricia et Catherine, le cantique des cantiques évoque cette passion amoureuse de Dieu que j’ai entendue encore dans un grand silence hier lors de votre préparation. Et aussi Paul dans Éphésiens 3, 8  qui nous dit : « Oui, je considère tout comme une perte, une ordure, une balayure, une perte au regard de ce bien qui dépasse tout, la connaissance de Jésus, mon Seigneur.»

Mais le Seigneur sait que ce moment merveilleux peut être de courte durée ou d’une durée plus ou moins longue, si cette passion n’est pas entretenue. La nature est pleine de sagesse et nous enseigne beaucoup à travers le travail, la patience d’un agriculteur suivant les saisons…

Voilà sous quel angle, mes sœurs,  je vous ai rejointes dans votre choix judicieux de la parole du Seigneur en Jean 15, 9b et 16a, lorsque Celui-ci projette l’amour à un horizon durable : « Demeurez dans mon amour… » Demeurer veut dire durer. J’ose même paraphraser le Seigneur en ces termes «  Faites de mon amour votre demeure ». L’invitation est donc à habiter la demeure amoureuse de Dieu en Jésus-Christ. Pour cela, il y a à s’attacher à lui comme le sarment au cep. Et l’image vient de lui, il a choisi soigneusement cette comparaison à la vigne : « Je suis la vigne et mon père est un vigneron. » Attachez-vous au Seigneur !

Comment ne pas vous rappeler tous ces moyens qui font le quotidien de la vie religieuse que nous prenons parfois comme de la rigolade. Mais il y a toute une tradition derrière ces moyens qui nous sont proposés dans nos communautés : La prière des heures, la méditation quotidienne, l’adoration de Jésus hostie, la messe, et j’en passe. Des moyens qui ont fait des saints et des saintes. Mais aussi cette vie totalement consacrée. Le Saint-Père en a fait un point d’insistance « Vous ne devenez pas sœur, vous ne choisissez la demeure d’amour de Jésus pour vous replier et  vivre en égoïste ; se délecter de cet amour du Seigneur ; mais pour une vie livrée aux frères et sœurs dans l’apostolat, une vie donnée parce que choisir d’habiter joyeusement la maison du Seigneur ne peut être un refuge, une fuite. Vous devez être aussi fécondes, mères dans la vie religieuse.

Vous êtes choisies et établies pour aller et pour porter du fruit, c’est le Seigneur qui parle et c’est vous qui avez choisi cette page, et du fruit qui demeure. Le feu de l’amour que le religieux est censé recevoir parce qu’il l’environne ; que le religieux est censé contempler parce qu’il se laisse voir, ne peut le laisser enfermé ; il est un feu qui le pousse à sortir, à aller, nous devons être des sorties. On rejoint ici le devoir de partir vers les périphéries géographiques et existentielles parce qu’on ne peut aimer Dieu et ignorer son frère surtout s’il est dans le besoin, il y a donc une mission, celui ou celle qui demeure dans l’amour du Seigneur sent au fond de lui ou d’elle ce feu dévorant, « le zèle de ta maison me dévore » Jean 2 : 17.

Lui-même, le divin Maître, a structuré sa vocation en reliant sa consécration à sa mission :«  l’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a consacré  pour porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour annoncer aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté les opprimés, proclamer une année de grâce du Seigneur », une mission à plein temps et à plein cœur qui prend toute la personne du consacré, qui mobilise toutes ses énergies non pas comme une moulinette qui tourne à vide mais avec des objectifs. Il y a beaucoup des religieux ici et des supérieurs majeurs. Je fais de ce point, un point d’insistance.

Par sa parabole de talents et par ce passage que nous venons d’entendre de Jean 15, nous découvrons Jésus comme un Maître, un divin Maître préoccupé des résultats. Le sarment qui ne donne pas de fruits, il faut le couper. Et celui qui donne des fruits, on l’émonde pour qu’il en donne davantage. Il veut des fruits, des résultats, des fruits qui demeurent portent en eux des semences d’éternité, des fruits qui donnent un avant-gout du ciel. Attention à des membres paresseux ! Il nous faut pour rejoindre ses objectifs passer par des évaluations personnelles et communautaires. Il ne faut pas laisser la Congrégation tourner en rond et nourrir des membres qui ne produisent pas. Ayez le courage d’être ensemble et de regarder ce que l’on fait. Sommes-nous sur le droit chemin ? L’esprit de cette maison que nous avions aimé, j’espère que vous les aînées qui l’avez reçu de celles qui étaient venues en missionnaires chez nous, vous allez réussir à transmettre le feu aux plus jeunes qui arrivent. Que les Filles de Saint Paul restent les Filles de Saint Paul, nous sommes jaloux de cet esprit-là !

Le Seigneur voudrait entre autre nous éviter comme il l’a fait pour l’apôtre Paul de courir en vain. Il y en a qui sont des activistes, agités, affairés à ne rien faire. Philippiens 2, 16. Le Seigneur voudrait que nous combattions le bon combat, quel est le bon combat aujourd’hui ? Une congrégation doit être capable de discerner quel est le moment et qu’est-ce que le Seigneur attend de nous…

Ces vœux perpétuels des sœurs Catherine et Patricia coïncident avec la Journée Mondiale de la Communication avec un message percutant venant du Seigneur lui-même : « La vérité vous rendra libre » jean 8, 32. « Fausses nouvelles et Journalisme de Paix ». Nous allons prier pour que les moyens des Communications Sociales favorisent la communication humaine et le vivre ensemble en communion.

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